|
|
|
| Home > Artist Gallery > Classic Masterpieces Art
Gallery |

   |
|
L
'Ultima Cena
1498
di Leonardo Da Vinci
oil on canvas
The original painting is
displayed at the
Convento di Santa Maria delle Grazie,
Milano
Rent

E. 51 monthly
(+ taxes and delivery cost) |
|
Cod. Art. 064
Dim. 60x90 cm
Price: E. 1.020
(delivery cost not included)
Available
now:
Buy |
|
|
|
|

   |
|
Ritratto
di Cecilia Gallerani
1483-90
di Leonardo Da Vinci
oil on canvas
The original painting is
displayed at the
Czartoryski Museum, Cracow
Rent

E. 45 monthly
(+ taxes and delivery cost) |
|
Cod. Art. 114
Dim. 60x90 cm
Price: E. 900
(delivery cost not included)
Available
now:
Buy |
|
|
|
|

   |
|
Mona Lisa
1503-05
di Leonardo Da Vinci
oil on canvas
The original painting is
displayed at the
Musée du Louvre, Paris
Rent

E. 45 monthly
(+ taxes and delivery cost) |
|
Cod. Art. 115
Dim. 53x77 cm
Price: E. 900
(delivery cost not included)
Available
now:
Buy |
|
|
|
|

   |
|
The
Anatomy Lecture of Dr. Nicolaes Tulp
1632
di Rembrandt
oil on canvas
The original painting is
displayed at the The Hague, Maurithius
Rent

E. 51 monthly
(+ taxes and delivery cost) |
|
Cod. Art. 172
Dim. 60x90 cm
Price: E. 1.020
(delivery cost not included)
Available
now:
Buy |
|
|
|
|
|
|
|
|
|

   |
|
La
Creazione di Adamo
1510
di Michelangelo Buonarroti
oil on canvas
The original painting is
displayed at the Cappella Sistina nel Vaticano
Rent

E. 51 monthly
(+ taxes and delivery cost) |
|
Cod. Art. 204
Dim. 60x90 cm
Price: E. 1.020
(delivery cost not included)
Available
now:
Buy |
|
|
|
|

   |
|
La
Nascita di Venere
1485
del Botticelli
oil on canvas
The original painting is
displayed at the Galleria degli Uffizi, Firenze
Rent

E. 51 monthly
(+ taxes and delivery cost) |
|
Cod. Art. 245
Dim. 60x90 cm
Price: E. 1.020
(delivery cost not included)
Available
now:
Buy |
|
|
|
|

   |
|
La
Primavera
1477-78
del Botticelli
oil on canvas
The original painting is
displayed at the Galleria degli Uffizi, Firenze
Rent

E. 51 monthly
(+ taxes and delivery cost) |
|
Cod. Art. 306
Dim. 60x90 cm
Price: E. 1.020
(delivery cost not included)
Available
now:
Buy |
|
|
|
|

   |
|
Il
Giudizio Finale
1535-41
di Michelangelo Buonarroti
oil on canvas
The original painting is
displayed at the Cappella Sistina nel Vaticano
Rent

E. 51 monthly
(+ taxes and delivery cost) |
|
Cod. Art. 359
Dim. 60x90 cm
Price: E. 1.020
(delivery cost not included)
Available
now:
Buy |
|
|
|
|

   |
|
The Ball
1878
di James Tissot
oil on canvas
The original painting is
displayed at the
Musée du Louvre, Paris
Rent

E. 51 monthly
(+ taxes and delivery cost) |
|
Cod. Art. 388
Dim. 60x90 cm
Price: E. 1.020
(delivery cost not included)
Available
now:
Buy |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Leonardo Da Vinci
Léonard de Vinci naquit en Toscane en 1452, dans le petit bourg dont il porte le nom, non
loin de Florence. Il était le fils illégitime d'un notaire ser Piero, et d'une paysanne,
Caterina. Léonard reçu une éducation soignée, notamment en grammaire et calcul, avant
d'aller en 1467 à Florence dans l'atelier de Verrochio, où il acquit une formation
pluridisciplinaire (peinture, sculpture, travaux de décoration). C'est de cette époque
que datent ses premières toiles, comme par exemple " l'Adoration des Mages ".A
la fin de 1481, Léonard quitta Florence pour Milan, où il était attiré par le projet
de participer à un monument équestre géant du duc Sforza, dit " Il Cavallo "
. Il resta à Milan jusqu'en 1499 ; il y régnait un climat favorable où tous ses dons
pouvaient s'épanouir. C'est de cette époque que date la célèbre " Vierge aux
rochers ", conservée au musée du Louvre, qui était une commande de la confrérie
de l'Immaculée Conception à San Francesco Grande. Il se consacra, de manière
parallèle, à une somme impressionnante d'activités diverses : divers projets
architecturaux pour la cathédrale de Milan et celle de Pavie, décors de théâtre à
scène tournante, conception de costumes pour des fêtes et des tournois, études
d'urbanisme, d'hydraulique pour les canaux de Milan, observations géologiques... Il
assistait de manière régulière à des réunions de mathématiciens, et, dans le même
temps, mettait en place les prémices d'un " Traité de la peinture ".
Léonard devint peu à peu célèbre dans tout l'occident, et, en 1500, il se rendit à
Mantoue à la demande d'Isabelle d'Este pour lui faire son portrait. Elle tenta en vain
d'obtenir de lui d'autres oeuvres. A partir de 1506, il partagea son temps entre Milan où
il fut au service des Français (plus spécialement de Charles d'Amboise), et Florence.
C'est à Florence qu'il peignit " Mona Lisa " et la grande composition de "
La Bataille d'Anghiari ", jamais achevée. Léonard quitta définitivement Milan en
1513 lorsque la cité fut reprise par la coalition antifrançaise. Il fit ensuite un bref
séjour à Rome au service de Giuliano de Medicis, frère de Léon X, mais il y supporta
mal la concurrence de Raphaël et Michel-Ange, et accepta en 1516 l'invitation de
François 1er, vainqueur à Marignan et arbitre de l'Italie. Il résida ensuite
définitivement en France, à Amboise (au Clos Lucé précisément), où il fut nommé
" premier peintre, ingénieur et architecte du roi ". A sa mort, en 1519, il
légua l'ensemble de ses notes techniques à Francesco Melzi, son élève et compagnon
fidèle, afin qu'elles fussent publiées et rendues utiles au plus grand nombre. Hélas,
ceci ne fut réalisé que quatre siècles plus tard, et l'héritage intellectuel de
Léonard est ainsi resté dans l'ombre pendant longtemps.
L'oeuvre artistique
Le nombre d'oeuvres (fresques ou toiles) attribuées à Léonard de Vinci ne sont
finalement pas si nombreuses, et parmi celles dont l'origine est formellement reconnue
(une quinzaine au total), certaines ont vu leurs couleurs abîmées par le temps, et
d'autres encore sont inachevées. Ses principales oeuvres sont " la Cène ",
fresque d'un couvent de Milan, et quelques tableaux comme " La Vierge aux rochers
", " La Vierge, Saint Anne et l'enfant Jésus ", le fameux portrait connu
sous le nom de la " Joconde ". Dans toutes ces compositions, la figure humaine
constitue le motif central. Léonard De Vinci éleva au plus haut deux techniques
picturales, qui, aux alentours de 1500, ont radicalement changé l'art de peindre. La
première d'entre elles est le souci constant et de la composition géométrique à la
fois gracieuse et scrupuleusement étudiée. La structure pyramidale, apparue avec "
La Vierge aux Rocher ", en est un exemple marquant. La deuxième technique dont
Léonard de Vinci fut le maître est l'art dit du " clair-obscur " (ou "
sfumato ") qui permet, par le jeu subtil des ombres et des lumières, baigner le
sujet dans une atmosphère à la fois harmonieuse et mystérieuse. L'oeuvre artistique de
Léonard de Vinci s'enrichit également d'une somme impressionnante de dessins, croquis,
esquisses, qui, bien davantage que les peintures, sont la vitrine des recherches
inépuisables que leur auteur multipliait. On trouve ainsi des représentations très
soignées d'instruments et de mécanismes, des croquis de scènes fantastiques, la
célèbre " série des cataclysmes ", des visages, des figures, exprimant
tantôt la suavité, tantôt la tourmente, l'élégance ou l'horreur. Cette extraordinaire
maîtrise de l'outil graphique explique comment Léonard de Vinci a pu s'aventurer si
avant dans l'exploration de bien d'autres domaines ou techniques que la peinture.
L'analyse scientifique du réel, la réflexion avant l'expérimentation sont les principes
de base de la démarche de Vinci, qu'il manifesta aussi bien dans les arts que dans les
sciences.
La
Joconde
Semblant prédire le succès de ce portrait, l'artiste écrira : "Ne vois-tu pas que
parmi les beautés humaines, c'est le beau visage qui arrête les passants, et non les
ornements riches...".
Peinte sur un mince support en bois de peuplier, la Joconde est considérée comme le chef
d'oeuvre de Léonard de Vinci. Les effets subtils de la lumière sur les chairs, et la
qualité du paysage situé à l'arrière-plan, mettent en valeur le modelé du visage
étonnamment réaliste. Le peintre préparera son panneau avec plusieurs couches
d'enduits, dessinera son motif, puis entreprendra le travail de peinture à l'huile,
additionnée d'essence très diluée, en superposant d'innombrables couches de couleurs
transparentes qui lui permettront d'affiné constamment le modelé. Ces glacis
contribueront à la mise en valeur des effets d'ombre et de lumière sur une imitation
parfaite des chairs du visage, selon une technique baptisée "sfumato" par
l'artiste.
Le premier biographe de Léonard de Vinci, le peintre Vasari insistera surtout sur le
réalisme de la Joconde : "Ses yeux limpides avaient l'éclat de la vie : cernés de
nuances rougeâtres et plombées, ils étaient bordés de cils dont le rendu suppose la
plus grande délicatesse. Les sourcils avec leur implantation par endroits plus épaisse
ou plus rare suivant la disposition des pores, ne pouvaient être plus vrais. Le nez, aux
ravissantes narines roses et délicates, était la vie même. [...] Au creux de la gorge,
le spectateur attentif saisissait le battement des veines." D'autre part, grâce au
"sfumato", Léonard peut atteindre un de ses objectifs artistiques prioritaires,
en s'intéressant en priorité à la personnalité de son modèle : "Le bon peintre a
essentiellement deux choses à représenter : le personnage et l'état de son
esprit", disait Léonard. Peindre l'âme plutôt que le physique est en effet la
finalité ultime de son oeuvre et le "sfumato", éclairage du portrait par le
clair-obscur, accentue de fait les mystères d'une oeuvre : "plonger les choses dans
la lumière, c'est les plonger dans l'infini".
Le premier témoignage concernant le modèle de la Joconde, daté des dernières années
de la vie de Léonard, évoque le portrait "d'une certaine dame florentine faite
d'après nature sur demande du magnifique Giuliano de Médicis". Vasari nous
apprendra que de Mona Lisa était la femme d'un gentilhomme florentin, Francesco del
Giocondo, riche bourgeois exerçant des responsabilités politiques dans sa ville. Lisa
Gherardini, née en 1479, épousera del Giocondo en 1495. Un dernier texte, daté de 1625,
fait référence au "portrait en demi-figure d'une certaine Gioconda", qui
donnera définitivement son titre français au tableau.
Le portrait commencé durant le séjour du peintre à Florence entre 1503 et 1506, sera
emporté par Léonard de Vinci lors de sa venue à la cour de François Ier. Il semble y
avoir été retravaillé durant son séjour en France. Acquis par François Ier, soit
directement auprès de Léonard de Vinci, soit à sa mort, auprès de ses héritiers, le
tableau séjournera dans les collections royales jusqu'à la création du Museum Central
des Arts au Louvre en 1793. Il sera conservé à Versailles sous Louis XIV et aux
Tuileries durant le Premier Empire. Il intègrera le Louvre sous la Restauration.
Le 21 août 1911, un peintre italien du nom de Vincenzo Peruggia dérobera la Joconde afin
de la restituer à son pays d'origine. La longue enquête policière, relayée par la
presse du monde entier, envisagera toutes les pistes et interrogera tout le monde, y
compris les peintres cubistes et le poète Guillaume Apollinaire, qui avait un jour crié
qu'il fallait "brûler le Louvre". Mona Lisa sera retrouvée en Italie presque
deux années plus tard.
Exposée aux Etats-Unis, en 1963, et au Japon, en 1974, la Joconde est aujourd'hui
l'oeuvre la plus célèbre et la plus reproduite au monde. Rembrandt
Rembrandt épousera Saskia van Uylenburgh le 10 juillet 1634. Elle lui donnera à trois
enfants, morts en bas âge. Le peintre achètera une grande maison dans la Sint
Anthoniebreestraat (quartier juif d'Amsterdam) en 1639 pour 13.000 florins. Son fils
Titus, né en 1641, sera baptisé le 22 septembre 1642. Saskia décèdera de quelques
semaines plus tard, à l'âge de 30 ans.
Rembrandt partagera sa vie avec Geertje Dircx, jeune veuve sans enfants, entre 1643 et
1649. Cette dernière sera enfermée dans un asile d'aliénés. L'artiste devra alors
affronter de nombreuses difficultés financières. Hendrickje Stoffels, entrée au service
de Rembrandt pour élever Titus, deviendra sa maîtresse et accouchera de Cornelia en
1654. Ruiné, Rembrandt devra vendre son importante collection d'oeuvres d'art et sa
maison en 1656. Il sera mis sous tutelle par sa maîtresse et son fils Titus en 1657.
Cette dernière décèdera en 1662.
Rembrandt recevra la visite du grand duc Cosimo III de Toscane en 1667. Son fils
décèdera l'année suivante et lui-même en octobre 1669. Il sera enterré dans l'église
Wester à Amsterdam.
Michelangelo
Buonarroti
Buonarotti (Michel-Ange)
Naissance : Caprese, 1475 - Décès : Rome, 1564
Michelangelo Buonarotti, dit Michel-Ange, symbolisera le génie de la Renaissance, au
même titre que Léonard de Vinci. Ce sculpteur incomparable, peintre et architecte sera
également ingénieur militaire et poète.
Il n'hésitera pas, dans son audace, à briser nombreux principes en matière de
représentation picturale. Il deviendra le plus démesuré des artistes de la Renaissance
et le plus païen des illustrateurs de la foi catholique. Michel-Ange sera un précurseur
du baroque.
Né le 6 mars 1475 à Caprese (Toscane), Michelangelo sera le second des cinq fils de
Ludovico di Leonardo di Buonarotto Simoni et de Francesca Neri. Ses parents appartiendront
à la noblesse de Florence. L'enfant perdra sa mère à l'âge de six ans. Il deviendra
alors taciturne et ombrageux, mais témoignera d'une réelle intelligence. Son père,
fonctionnaire auprès de la famille régnante des Médicis à Florence, l'enverra la
grammaire auprès de Francesco Galeota, un maître d'école originaire d'Urbino.
Michel-Ange se liera d'amitié avec son condisciple, Francesco Granacci, plus âgé de six
ans et apprenti du peintre Domenico Ghirlandaio. Il entrera dans l'atelier du maître, à
l'âge de 13 ans. Il étudiera la sculpture deux années plus tard et sera admis dans la
maison de Laurent Ier le Magnifique, un mécène de Florence. L'artiste fera la
connaissance de deux fils du prince, qui deviendront ensuite pape sous les noms de Léon X
et de Clément VII.
Laurent décédera en 1492. Michel-Ange quittera Florence, en proie à de graves troubles,
deux ans plus tard. Il se rendra à Bologne auprès de Francesco Aldrovandi et sera le
témoin des prédications du moine Girolamo Savonarole dont les propos apocalyptiques
influenceront sa réflexion.
Michel-Ange partira pour Rome, en 1496. Il étudiera les statues antiques provenant des
sites archéologiques ainsi que les oeuvres des artistes de la Renaissance italienne, tels
Giotto, Masaccio, Donatello et Jacopo della Quercia.. Il sculptera alors sa première
sculpture plus grande que nature, le Bacchus aujourd'hui exposé au musée Bargello de
Florence.
Le pape le mandatera pour diriger le chantier de la basilique Saint Pierre de Rome. Il
travaillera notamment à l'édification de la coupole. Jules II lui confiera, en 1508, le
décor de la voûte de la chapelle Sixtine. La fresque gigantesque sera achevée en 1512.
Michel-Ange y évoquera le retour de l'âme à Dieu. À la suite de la mort de son père,
en 1534, il travaillera sur le mur du fond de cette chapelle. Ce Jugement dernier sera
achever en 1541.
Michel-Ange, décédera à Rome à l'âge de 89 ans, le 18 février 1564
Toward the end of his life, Michelangelo became more involved in architecture
and poetry. In 1546 he was made chief architect of the partly finished St. Peter's Church
in Rome, where the Pieta is now kept.
Alessandro
di Mariano dei Filipepi (Botticelli)
Naissance : Florence, 1445 - Décès : Florence, 1510
Sandro Botticelli, de son vrai nom Alessandro di Mariano dei Filipepi, naîtra à Florence
en 1445, ville dans laquelle il décédera le 17 mai 1510. Ce fils de tanneur entrera
d'abord chez un orfèvre, puis sera formé par Fra Filippo Lippi, jusqu'en 1547 environ,
et Antonio del Pollaiolo.
Il travaillera ensuite dans l'atelier de Verrocchio que fréquentera également Léonard
de Vinci, plus âgé de six ans que Botticelli. L'influence des maîtres sera très
perceptible dans les oeuvres antérieures à 1470 de l'apprenti. La Madone à l'Enfant
avec deux anges de 1467, conservée au Musée national de Capodimonte à Naples, prendra
à son compte l'enseignement de Lippi, tandis que la Madone avec l'Enfant et des anges,
conservée au Musée des Offices de Florence, témoignera plutôt de celui de Verrocchio.
Botticelli, jusqu'alors simple artisan, entrera en relation avec la famille Médicis,
grâce à l'intervention de Tommaso Soderini, après avoir peint au portrait de Pallada la
bannière de tournoi de Juliano Medici. Intellectuel brillant du cercle de Laurent de
Médicis, Sandro sera influencé par le néoplatonisme chrétien qui tentera de
réconcilier les conceptions chrétiennes et classiques. Alors que le célèbre Saint
Sébastien de 1474 sera d'inspiration purement religieuse, Le Printemps, de 1478, et La
Naissance de Vénus, de 1482, deux chef-d'oeuvres du peintre, parviendront à concilier
les deux écoles. L'artiste participera en 1483, avec Filippino Lippi, le Pérugin et
Ghirlandajo à la décoration de la villa de Laurent de Médicis à Spedaletto
Le pape Sixte IV nommera le Pérugin à la tête chantier de la chapelle Sixtine qui sera
inauguré le 15 août 1483. Ce vaste chantier réunira Botticelli (les Épreuves de
Moïse), Ghirlandaio (l'Appel de saint Pierre et de saint André), Cosimo Rosselli
(l'Adoration du Veau d'or, le Sermon sur la montagne, la Cène ), Luca Signorelli (le
Testament, Mort de Moïse), le Pérugin (la Remise des clefs à Saint Pierre) et le
Pinturicchio (Moïse et Sephora en Égypte, le Baptême du Christ, fresques auxquelles
collaborera le Pérugin).
Botticelli traversera, autour de 1490, une grave crise mystique en écoutant les
prédications apocalyptiques de Girolamo Savonarole. Ce dernier dénoncera la corruption
des Florentins, leur débauche et leur amour d'argent et du luxe. Il prédira que la ville
pécheresse allait subir les pires calamités. L'entrée triomphale de l'armée française
de Charles VIII dans Florence donnera du crédit à ses propos.
Le dominicain fanatique, appuyé par ses partisans surnommés les Piagnoni (les
Pleurnichards), prendra le pouvoir et imposera une dictature théocratique entre 1494 et
1497. Les Arrabbiati (les Enragés) se poseront alors en adversaires du régime.
Botticelli sera tiraillé entre la reconnaissance qu'il devait aux Médicis, chassés du
pouvoir, et la dénonciation de la perversion, qu'i approuvait. Le pape Alexandre VI
excommuniera le prédicateur qui sera pendu en 1498.
Botticelli témoignera de sa profonde dévotion religieuse dans certaines peintures de
cette époque, notamment la Pietà. Il décédera en 1510, sans laisser d'oeuvres
réalisées dans la dernière décennie et sans avoir formé de disciples. Il tombera dans
l'anonymat jusqu'à la fin du XIXème siècle. Il en sortira à la suite de la publication
d'un essai du critique anglais d'origine hollandaise, Walter Pater, auteur de la célèbre
formule "l'art pour l'art!"
JacquesJoseph
(dit James) Tissot (1836-1902)
Le bal, vers 1878
Huile sur toile, 90 x 50, Sbd : J.J.Tissot
Paris, musée d'Orsay, R.F.2253
Devant la dizaine de toiles exposées par Tissot à la galerie Grosvenor à Londres en
1877, John Ruskin fut extrêmement critique, jugeant la peinture laborieuse, l'imitation
plate et la peinture sociale banale. C'est dans le même article, resté célèbre, que
Ruskin traitait Whistler d'énergumène... James Tissot, peintre français lié à Degas,
vécut longuement en Angleterre. Il commença par peindre des scènes de reconstitution
historique, et termina par de la peinture religieuse : mais son nom reste attaché à une
peinture mondaine, à des scènes londoniennes ou parisiennes où les femmes et leurs
toilettes, savamment choisies et dépeintes, tiennent la plus grande place. Le modèle du
Bal, Kathleen Newton, fut la grande inspiratrice de James Tissot. On la voit ici en
mondaine ou demi-mondaine, somptueusement parée, occupant quasiment tout l'espace de la
toile, comme si on ne voyait qu'elle dans la foule de la réception. Au bras d'un homme
beaucoup plus âgé, elle semble scruter l'assistance : une scène fugitive se joue dans
cet échange implicite de regards. Le tableau illustre l'univers proustien pour
différentes raisons. On sait l'intérêt passionné que porte le narrateur à la toilette
féminine ; il s'enquiert des modes et des bons faiseurs auprès de la duchesse de
Guermantes pour mieux vêtir Albertine. On observe ici une mode où corsets, tournures et
jupons découpent le corps féminin et en dissimulent les formes, ce que Swann se prend à
regretter devant les toilettes pourtant admirables d'Odette (RTP II, p.194). C'est aussi
une peinture, fascinée mais critique, de la mondanité parisienne. Comme Proust, Tissot
théâtralise un monde où le jeu des apparences, sous l'effet d'un regard extérieur,
craque et dévoile le mensonge, la vanité, la cruauté ou l'argent. Le peintre reprit
d'ailleurs cette toile en 1883, dans une version très voisine, avec une robe rose
corsetée de noir et un format agrandi, sous un titre révélateur : La femme de Paris ou
L'ambitieuse. On peut donc bien y voir quelque Odette de Crécy jaugeant du regard son
champ de bataille.
|
|